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Metabolize lève 3,2 M$ en seed pour lancer un complément destiné aux personnes qui arrêtent un traitement GLP-1
Metabolize, à San Francisco, a pris la licence exclusive de travaux du laboratoire de Jonathan Long, à Stanford, sur la N-acétyltaurine, une molécule du corps qui fait manger moins des souris obèses. Elle en fait un complément vendu sans ordonnance, NATLEAN, attendu en janvier 2027 pour les personnes qui arrêtent un traitement GLP-1. Son seed de 3,2 M$ est mené par Astanor.
This article is written in French. The record card, the daily log and the fund pages are available in English.
- Company
- Metabolize
- Country
- United States
- Sector
- Biotech
- Amount
- 3,2 M$
- Stage
- Seed
- Round announced on
- 15 October 2026
- Article published on
- 15 October 2026
Metabolize, société de San Francisco fondée en 2024 par Morris Laster, son directeur général, et Gideon Meir, a annoncé le 15 octobre 2026 un seed de 3,2 M$ mené par Astanor, avec Maia Ventures, LongGame Venture et SOSV. Astanor se présente dans le communiqué comme un investisseur d'impact de l'agriculture et de l'alimentation.
Les photos de l'image de partage viennent du site de la société, qui ne joint pas de photo à son communiqué.
Le problème : la faim qui revient
Les traitements GLP-1 comme le sémaglutide font perdre du poids, mais l'arrêt le fait revenir. Dans l'extension de l'essai STEP 1, publiée en 2022, les participants traités par sémaglutide avaient perdu en moyenne 17,3 % de leur poids (327 participants suivis dans l'extension) en 68 semaines ; un an après l'arrêt du traitement, ils en avaient repris 11,6 points, soit environ les deux tiers.
Ce que fait Metabolize
La société a pris la licence exclusive de travaux de Stanford Medicine menés par le laboratoire de Jonathan Long. En 2024, ce laboratoire a montré dans Nature que la N-acétyltaurine, une molécule que le corps fabrique à partir de la taurine, est dégradée par une enzyme, PTER, et que des souris privées de cette enzyme mangent moins et grossissent moins sous un régime gras enrichi en taurine. Administrée à des souris obèses, la N-acétyltaurine a réduit leur prise alimentaire et leur poids ; l'effet disparaissait quand le récepteur GFRAL, situé dans le tronc cérébral, était bloqué, et il persistait quand on bloquait le récepteur du GLP-1.
Son premier produit, NATLEAN, associe N-acétyltaurine et taurine en gélules, à prendre avant le petit déjeuner et le dîner selon le site de la société. Il est attendu en janvier 2027, sans ordonnance, pour accompagner l'arrêt d'un traitement GLP-1.
Pourquoi maintenant
Le fondateur, dans le communiqué, vise « une population large et croissante » de personnes qui réduisent ou arrêtent leur traitement GLP-1, ou qui ne peuvent pas le prendre. Selon un post de son fondateur, Stanford a mis la licence en concurrence et il était le seul à proposer un complément, quand les autres candidats proposaient un médicament.
Ce que dit la levée
Le même laboratoire de Stanford explore aussi la voie pharmacologique : il a publié en mars 2026 un inhibiteur expérimental de PTER qui, chez la souris obèse, réduit la prise alimentaire, renforce la perte de poids obtenue avec un agoniste du GLP-1 et empêche la reprise après son arrêt. Stanford a déposé un brevet sur ces inhibiteurs, et Jonathan Long y déclare être conseiller de Metabolize. Metabolize prend donc, sur la même découverte, le chemin le plus court vers le marché, financé par un investisseur de l'alimentation plutôt que par un fonds de santé.
La réserve
Aux États-Unis, un complément alimentaire n'a pas à faire approuver son efficacité par la FDA avant d'être vendu, et le site de la société porte la mention selon laquelle ses allégations n'ont pas été évaluées par la FDA. Tous les résultats publiés sur l'effet de la N-acétyltaurine sur l'appétit ont été obtenus chez la souris, et la société n'annonce aucun essai chez l'humain. Les auteurs de Nature notent eux-mêmes que le récepteur GFRAL, par lequel passe l'effet, est associé à la nausée, et que la nausée pourrait expliquer en partie la baisse de prise alimentaire. La molécule expérimentale publiée en 2026 par le laboratoire est, elle, un outil de preuve de concept, et non un candidat médicament annoncé.