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1nhaler lève 2,2 M£ pour mener jusqu'au premier essai un inhalateur contre l'asthme en carton, plat comme une carte bancaire
1nhaler, à Édimbourg, a conçu un inhalateur à dose unique fait surtout de carton, de la taille d'une carte bancaire, qui se déplie au moment de l'usage. Archangels mène une levée de 2,2 millions de livres, avec Scottish Enterprise et BBB Investments, pour produire les lots cliniques du premier produit, associé au salbutamol, et mener un petit essai avant un dépôt réglementaire visé fin 2027.
- Société
- 1nhaler
- Pays
- Royaume-Uni
- Secteur
- Medtech
- Montant
- 2,2 M£
- Opération annoncée le
- 3 novembre 2026
- Article publié le
- 3 novembre 2026
1nhaler a annoncé le 3 novembre 2026 une levée de 2,2 millions de livres, présentée comme un financement de suite. Archangels, le syndicat d'investisseurs providentiels écossais qui soutient la société depuis 2023, la mène, avec Scottish Enterprise et BBB Investments. La société est installée à Édimbourg ; elle a été fondée par Don Smith et Lisa McMyn, qui la dirige.
Le problème : un objet de plastique qu'il faut savoir manier
Les médicaments inhalés soignent l'asthme et la bronchopneumopathie chronique obstructive, et servent aussi contre la grippe, l'épilepsie, la dépression ou la maladie de Parkinson, rappelle le communiqué. Les inhalateurs actuels sont le plus souvent des objets de plastique encombrants, et la société leur reproche trois limites : leur maniement, leur coût et leur effet sur l'environnement.
Ce que fait la société
L'inhalateur de 1nhaler est à dose unique, fait surtout de carton, de la taille et de la forme d'une carte bancaire. Au moment de l'usage, il se déplie en un inhalateur en trois dimensions. Il compte peu de pièces, dont un système à membrane protégé par brevet, et il est pensé pour être plus simple et moins cher à fabriquer en grande série. C'est un inhalateur de poudre sèche : selon le site de la société, il est sans gaz propulseur et sans électronique, fait de carton à environ 90 %, et pèse 2 grammes.
Le premier produit, 1nhaler Salbutamol, associe le dispositif au salbutamol, un médicament de l'asthme bien établi. La société dit sur son site que ses données de performance montrent une dose déposée dans les poumons comparable à celle du produit de référence du marché ; ce sont ses propres mesures, et le communiqué ne les détaille pas. Au delà de l'asthme, la plateforme pourrait servir à d'autres poudres, contre la douleur ou comme vaccin, selon le communiqué.
L'argent doit transférer la fabrication du produit chez un façonnier pour produire le matériel des essais, mener un petit essai clinique qui soutiendra un dépôt réglementaire visé fin 2027, et payer une étude d'industrialisation avec l'industriel Harro Höfliger, pour la fabrication à grande échelle. L'équipe compte Helen Muirhead, directrice scientifique, ancienne responsable du centre d'excellence respiratoire de GSK, où elle avait la charge du développement des inhalateurs Diskus et Ellipta, et Lars Larsson, directeur médical, passé par AstraZeneca et Novartis.
Pourquoi ce pari maintenant
Le premier élément est environnemental et il est britannique. En septembre 2021, NHS England écrivait que les inhalateurs représentent plus de 3 % des émissions totales du service de santé anglais, et annonçait une incitation financière pour que les réseaux de médecine générale prescrivent des inhalateurs moins émetteurs, quand c'est cliniquement approprié. Un inhalateur sans gaz propulseur entre dans cette demande, comme les autres inhalateurs à poudre sèche, et celui-ci y ajoute le carton à la place du plastique, à condition de soigner aussi bien.
Le second tient à l'équipe. Faire un inhalateur qui dépose la bonne dose au bon endroit est un métier d'industriel, et la société a recruté une directrice scientifique qui a eu la charge du développement des inhalateurs Diskus et Ellipta de GSK. C'est ce qui rend crédible le calendrier d'un dépôt en 2027.
Ce qui reste à prouver
Le produit n'a pas encore été testé chez l'humain : c'est l'objet de l'essai que finance la levée, et le communiqué n'en donne ni la taille ni la date de début. Les données de performance publiées sont celles de la société. Le dispositif est à dose unique, ce qui le destine d'abord, selon son directeur médical cité sur le site, aux usages ponctuels, les symptômes d'un asthmatique stable, l'anaphylaxie ou la migraine, plutôt qu'au traitement de fond quotidien. Il restera enfin à démontrer que la fabrication en grande série tient le coût promis.